28 oct. 2011

"You keep me waitin', waitin', waitin' ".

Admirez cet homme au déhanché de folie dans le clip de Lonely Boy de nos chers Black Keys, premier single tiré de leur septième album El Camino (prévu pour le 6 décembre ).

Apocalypse parisienne.



Sortie du nouveau La Femme le 24 octobre : Paris 2012, qualifié par le groupe lui même de "single indé-post-apocalyptique", définition qui colle parfaitement au morceau et à sa face B, From Tchernobyl with love
Puis sont apparues aujourd'hui sur l'internet deux mystérieuses vidéos, mettant brillamment en image la qualification du groupe.

15 oct. 2011

Contact Pat or Dan at (330) 510-1206



Quand un groupe comme les Black Keys nous annonce la sortie de leur prochain album, il ne le fait pas n'importe comment (rappellez vous seulement le clip de Next Girl et vous comprendrez).
Hier est donc apparue sur l'internet une vidéo (au bas de l'article) au comble du kitch, mettant en scène un vendeur de voiture incarné par Bob Odenkirk, ainsi qu'un site internet tout simplement nommé wannabuyavan.


Entre autre la vidéo nous apprends que l'album se nommera El Camino et sortira le 6 décembre prochain.
En plus de cela, un premier single, Lonely Boy, prévu pour le 26 octobre et la tracklist de l'album:

1. Lonely Boy
2. Dead And Gone
3. Gold On The Ceiling
4. Little Black Submarines
5. Money Maker
6. Run Right Back
7. Sister
8. Hell Of A Season
9. Stop Stop
10. Nova Baby
11. Mind Eraser

4 oct. 2011

LES CAMPULSATIONS @ LA MAC DE BORDEAUX

Ce vendredi 30 septembre avait lieu le festival Les Campulsations (se déroulant du 29 septembre au 8 octobre) à Bordeaux. Dans le cadre de la soirée se produisaient quatre artistes:  La Femme, LDLF, Ross Heselton et Arthur Pym And The Gordons (dont j'ai malheureusement raté le set).



Une grande silhouette fine armée d'une simple guitare sèche entre en scène, c'est le set de Ross Heselton  qui ouvre la soirée, les premières notes de A Rose For Winter résonnent dans la salle qui se remplit peu à peu. La première chose que l'on ressent, c'est la poésie qui se dégage des compositions folk de Ross qui arrive à nous transporter dans son univers, celui de l’Angleterre d'Oscar Wilde, et ce malgré le bruit ambiant qui l'amène à venir faire un tour  parmi nous tout en continuant de jouer (ou alors simplement pour rendre la chose encore plus conviviale), le set se termine par une reprise de Sam Cooke, superbement interprétée.

Le groupe suivant est Arthur Pym And The Gordons mais comme je l'ai dit plus haut, je les ai raté.
Passons donc à LDLF, composé d'un français à la guitare et d'une italienne à la basse. Aidés d'une boîte à rythme, le duo assène durant son set des riffs mécaniques et entêtants empreints d'une mélancolie froide dans la lignée de groupes tels que The Kills ou encore Sonic Youth. Malgré quelques morceaux qui se ressemblent, le groupe assure et ça se ressent dans le public beaucoup plus dense par rapport au début de la soirée.

Il est minuit passé et le groupe que tout le monde semble attendre monte enfin sur scène, La Femme.
Le quintet français, quatre garçons et une chanteuse, s'est fait remarquer il y a bientôt un an par la sortie de l'EP Le Podium #1, j'avais alors découvert que mélanger de la surf music et des claviers aux sonorités eighties pouvait s'avérer très addictif et même purement jouissif, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que je les considère comme l'un des groupes français les plus prometteurs.
En bref, il me tardait de les voir à l'oeuvre, sur scène, en live, et je n'ai pas été déçu. Après avoir fait les derniers réglages, la batterie résonne, La Femme entame son set avec Télégraphe, titre nerveux où des paroles sombres s'associent à des claviers hypnotiques et vous plongent dans les méandres du métro parisien. Je n'ai jamais vu un public aussi déchaîné. "La Femme vous donne du plaisir !", crie le groupe  qui enchaîne les titres, Welcome America, La femme ressort, son titre phare Sur la planche, et d'autres qui soit ont échappés à ma connaissance ou alors sont inédits.
La Femme est jeune, mais La Femme est doué, La Femme sait vous charmer par ses riffs de guitare qui vous emporte sur les plus hautes vagues, par ses claviers qui vous entraînent dans la profondeur des couloirs de métro, et par sa voix qui vous imprègne d'une lucidité rêveuse.
Avant de nous quitter, le groupe annonce un Ep deux titres pour le 24 octobre et un album pour février prochain, dont on attendra impatiemment la sortie.

31 juil. 2011

The Strokes @ Zénith de Paris | 20 juillet 2011.

Il y a un moment dans une vie, où on obtient enfin le ticket d'or, vous savez celui-la même qui vous ouvre les portes du Bonheur, celui avec un b majuscule, le grand, le divin, le pur.
Pour moi ce fut les Strokes, la nouvelle de leur venue dans la capitale était tombée un matin d'avril. Il faut aussi savoir que j'éprouve le plus grand amour qu'il est possible d'avoir envers un groupe à l'égards de ces cinq new yorkais qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Vous l'aurez compris, ce ne sera pas la review la plus objective que vous pourriez trouver ici.
Et pourtant, en mars dernier était sortit Angles, quatrième album du quintette (cinq ans après son prédécesseur First Impressions of Earth) et leur plus inégal à ce jour, souffrant de sessions d'enregistrements fracturées, fragilisées par l'absence de Julian Casablancas mais surtout par le fait que tout les membres du groupe ont participés à l'écriture des morceaux, chose nouvelle pour les Strokes, Julian Casablancas s'occupant entièrement de cette tâche habituellement. Plusieurs morceaux ressortent tout de même de ce dernier album, tout d'abord ceux ayant ce qu'ont peut appeler le son Strokes tel que Undercover of Darkness et Gratisfaction, d''autres apportant une certaine évolution comme Machu Picchu, Taken For a Fool et Life is Simple in the Moonlight (merveilleuse à souhait) et enfin de véritables surprises, Games, titre où les synthés empiètent sur les guitares ou encore Call me back, ballade schizophrène où la basse et la batterie disparaissent pour laisser la place au chant et à une simple guitare.
Mais revenons en à ce fameux concert, je suis arrivé sur les lieux à dix heures tapantes, et un petit groupe de personne était déjà en train d'attendre, certains depuis 6 heures. Huit heures et demie d'attente plus tard, les vigiles ouvraient enfin les portes du Zénith, après quelques injustices et un sprint digne d'Usain Bolt, j'atteins la barrière, bien sur la droite de la scène, le concert se fera donc du coté de chez monsieur Albert Hammond Jr. Il aura fallu une heure et demie supplémentaire avant que la première partie n'arrive, The Cribs, mais on sent l'impatience du public pour Les Strokes, le groupe nous laisse donc après une demi heure de set, puissant mais pas assez pour faire bouger la fosse. Encore 45 minutes, le temps que les roadies installent le matériel et d'apercevoir Matt Romano aka le drum tech du groupe et batteur de secours durant leur première tournée européenne.
La foule est de plus en plus fébrile lorsque le dernier roadie quitte la scène et que les lumières s'éteignent enfin, et les cinq new yorkais que tout le monde attends apparaissent sur la scène, et c'est sans surprise New City Cops qui ouvre le set, malgré un son qui laisse un peu à désirer, le groupe assure, le public s’époumone sur le refrain: "New York City cops, New York City cops, they ain't too smart !". 


Ils continuent avec Alone together, s'appuyant sur les trésors dont recèle Is This it, leur premier album. Le groupe enchaîne avec Reptilia, la foule est littéralement en délire. L'amour des fans pour le groupe est quasiment palpable dans la salle, cinq ans après leur dernier concert dans la capitale française. S'ensuit le premier morceau de la soirée tiré d'Angles, Machu Picchu, titre aux sonorités eighties, et au groove indéniable. Durant le reste de leur set, The Strokes ont alternés les morceaux de leurs quatre albums, mais avec une grande préférence pour Is This It, avec, hormis les deux qui on ouvert le show, The Modern Age, un de mes morceaux préféré ever, Is this it, Someday, Last nite (qui termina en une explosion de de joie la première partie du set grâce à son solo toujours aussi jouissif ) et enfin Hard to Explain et Take It Or Leave It cloturant le rappel ! Loin devant Angles avec ses 5 cinq chansons: Machu Picchu, Undercover Of Darkness, You're So Right, Gratisfaction et ses guitares sortant tout droit des seventies et enfin Life Is Simple On The Moonlight, ballade futuriste et son "Don't try to stop us, don't try to stop us, get out of the way".
Room on fire, quant à lui, a été bien servi malgré seulement quatre chansons: Reptilia donc, la classique Under Control, remaniée pour les lives et grand moment slowmotion/romantisme de la soirée, What Ever Happened ? et Automatic Stop. Et c'est évidemment First Impressions Of Earth, l'album le plus sous estimé du groupe selon moi, qui brille par son absence quasi totale avec seulement deux chansons, les excellentes Juicebox et You Only Live Once, où le public s'est le plus déchaîné. 
Julian nous gratifia d'un "Thank you so much, je vous aime tous ! Thank you !", juste avant de nous quitter avec l'éternelle Take it or Leave it, la chanson se termina, le groupe quitta la scène en nous saluant, nous laissant dans une totale euphorie. Ainsi, les Strokes ont prouvés encore une fois qu'ils sont toujours autant capable de transmettre une énergie folle sur scène et ce 13 ans après leurs débuts, servis par une setlist regroupant leurs plus grands titres, comblant le public au plus haut point, malgré un set assez court (1h15 seulement).
The Strokes, plus grand groupe de ces dix dernières années ? Moi je dis oui !
Le groupe est actuellement en train d'enregistrer de nouvelles chansons afin de sortir son cinquième album le plus tôt possible, alors il n'y a aucun doute à avoir sur le fait que les Strokes ne mettrons pas cinq autres années avant de revenir combler de bonheur la capitale.