4 oct. 2011

LES CAMPULSATIONS @ LA MAC DE BORDEAUX

Ce vendredi 30 septembre avait lieu le festival Les Campulsations (se déroulant du 29 septembre au 8 octobre) à Bordeaux. Dans le cadre de la soirée se produisaient quatre artistes:  La Femme, LDLF, Ross Heselton et Arthur Pym And The Gordons (dont j'ai malheureusement raté le set).



Une grande silhouette fine armée d'une simple guitare sèche entre en scène, c'est le set de Ross Heselton  qui ouvre la soirée, les premières notes de A Rose For Winter résonnent dans la salle qui se remplit peu à peu. La première chose que l'on ressent, c'est la poésie qui se dégage des compositions folk de Ross qui arrive à nous transporter dans son univers, celui de l’Angleterre d'Oscar Wilde, et ce malgré le bruit ambiant qui l'amène à venir faire un tour  parmi nous tout en continuant de jouer (ou alors simplement pour rendre la chose encore plus conviviale), le set se termine par une reprise de Sam Cooke, superbement interprétée.

Le groupe suivant est Arthur Pym And The Gordons mais comme je l'ai dit plus haut, je les ai raté.
Passons donc à LDLF, composé d'un français à la guitare et d'une italienne à la basse. Aidés d'une boîte à rythme, le duo assène durant son set des riffs mécaniques et entêtants empreints d'une mélancolie froide dans la lignée de groupes tels que The Kills ou encore Sonic Youth. Malgré quelques morceaux qui se ressemblent, le groupe assure et ça se ressent dans le public beaucoup plus dense par rapport au début de la soirée.

Il est minuit passé et le groupe que tout le monde semble attendre monte enfin sur scène, La Femme.
Le quintet français, quatre garçons et une chanteuse, s'est fait remarquer il y a bientôt un an par la sortie de l'EP Le Podium #1, j'avais alors découvert que mélanger de la surf music et des claviers aux sonorités eighties pouvait s'avérer très addictif et même purement jouissif, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que je les considère comme l'un des groupes français les plus prometteurs.
En bref, il me tardait de les voir à l'oeuvre, sur scène, en live, et je n'ai pas été déçu. Après avoir fait les derniers réglages, la batterie résonne, La Femme entame son set avec Télégraphe, titre nerveux où des paroles sombres s'associent à des claviers hypnotiques et vous plongent dans les méandres du métro parisien. Je n'ai jamais vu un public aussi déchaîné. "La Femme vous donne du plaisir !", crie le groupe  qui enchaîne les titres, Welcome America, La femme ressort, son titre phare Sur la planche, et d'autres qui soit ont échappés à ma connaissance ou alors sont inédits.
La Femme est jeune, mais La Femme est doué, La Femme sait vous charmer par ses riffs de guitare qui vous emporte sur les plus hautes vagues, par ses claviers qui vous entraînent dans la profondeur des couloirs de métro, et par sa voix qui vous imprègne d'une lucidité rêveuse.
Avant de nous quitter, le groupe annonce un Ep deux titres pour le 24 octobre et un album pour février prochain, dont on attendra impatiemment la sortie.

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